Julie Deliquet en résidence

@ Sabine Bouffelle
@ Sabine Bouffelle

Julie Deliquet est l’une des deux artistes associées au Théâtre de Lorient. La jeune metteure en scène fait l’actualité théâtrale de cet automne avec son adaptation très remarquée de Vania, d’après Oncle Vania Anton Tchekhov, qui a ouvert la saison à la Comédie Française dans la salle du Vieux-Colombier (jusqu’au 6 novembre). Une mise en scène qui fait jouer la troupe du Français comme un collectif nourri à l’impro, sur un texte resserré.

Et ce n’est pas un hasard si Julie Deliquet signe Vania, alors même que Rodolphe Dana et les Possédés reprennent l’une de leurs premières créations, Oncle Vania cette saison au Théâtre de Lorient. « J’appartiens à une génération qui a connu l’émergence  des  collectifs  au  sortir  des  écoles,  au  début des années 2000. Les Possédés [devenus Collectif Artistique du Théâtre de Lorient, ndlr] et les tg STAN ont été des précurseurs,  jusqu’à  l’actuelle  reconnaissance  de  cette pratique par l’institution » explique la metteure en scène.

C’est avec son collectif In Vitro que Julie Deliquet prépare une cinquième création, intitulée Mélancolie(s), d’après Les Trois sœurs et Ivanov d’Anton Tchekhov. Création qui passe en ce moment par le CDDB (du 22 au 26 octobre) pour une résidence artistique (création automne 2017).

Julie Deliquet reviendra ensuite à Lorient du 4 au 6 janvier dans Catherine et Christian (fin de partie) (CDDB). Le spectacle, présenté lors du festival d’Automne 2015 à Paris, est l’épilogue d’une fresque chorale : Des années 70 à nos jours  (La Noce, Derniers remords avant l’oubli, Nous sommes seuls maintenant), une saga familiale à trois volets, signée par le collectif In Vitro.

Julie Deliquet sera enfin présente lors d’un « café discussion » courant mars à La Bulle (Lorient) : un temps d’échange avec le public pour parler de Catherine et Christian (fin de partie) et de sa prochaine création Mélancolie(s).