Bien sûr, les choses tournent mal

Kubilai Khan Investigations

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La danse est bien souvent politique. En témoigne Bien sûr les choses tournent mal de Kubilai Khan Investigations qui développe un spectacle cosmopolite autour des dérèglements du monde.

Construit en marge de la COP 21, Bien sûr les choses tournent mal porte dans son titre la vision pessimiste d’une planète qui fonce droit dans le mur. Sur le plateau, quatre danseurs et autant de musiciens venus d’horizons différents (du Mexique, du Mozambique, de Singapour et d’Europe) tissent un spectacle en dix-neuf séquences disparates dont la cohérence se dessine progressivement. Aux extraits de L’Effondrement de la civilisation occidentale de Naomi Oreskes et Erik M. Conway succèdent des séquences dansées où les corps s’entrechoquent et chutent dans une chorégraphie extrêmement précise aux allures désordonnées. Avec une ambiance assurée par la musique live arrangée en direct d’effets électroacoustiques, sous la direction de Franck Micheletti, les artistes de Kubilai Khan Investigations apportent en fin de compte une réaction organique et poétique aux interrogations désespérantes de notre monde.

Avec les danseurs Gabriela Ceceña, Idio Chichava, Sara Tan, Esse Vanderbruggen ; musique composée, jouée et mixée en live par Frank Micheletti, Benoît Bottex, Sheik Anorak et Jean-Loup Faurat

Chorégraphie Frank Micheletti ; création lumière Ivan Mathis ; régie son Laurent Saussol

Production Kubilai Khan Investigations
Coproduction Théâtre des Salins, scène nationale de Martigues ; L’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, Centre de développement chorégraphique ; Centre chorégraphique national de Tours, direction Thomas Lebrun (dans le cadre de l’accueil studio) ; Le Pôle arts de la scène, Friche Belle de Mai ; Théâtre Liberté de Toulon, scène nationale ; POLE-SUD, Centre de développement chorégraphique de Strasbourg