EARTHBOUND

Collectif FAIR-E
Johanna Faye et Saïdo Lehlouh
Dans le cadre du Festival Eldorado #5

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ELECTRO ET HIP HOP – LIVE – RYTHMICITÉ

Emboîtement, contorsions, lignes, figures géométriques,
circularité des corps, flux d’énergie dansée bruts,
autant de connexions, de traits d’union directs,
entre deux univers,
l’électro, née dans les clubs
et le hip hop, né dans la rue.
Accompagnés par IG Culture, pionnier du Broken Beat
et par quatre musiciens londoniens,
les danseurs immergés dans un univers jazz-fusion,
inventent une gestuelle hors norme,
inspirée du voguing, de la house ou du popping.

Tous deux issus du b-boying, Johanna Faye et Saïdo Lehlouh ont affirmé au fur et à mesure des années un style de danse personnel et original tendant vers un au-delà du hip hop. Ensemble, ils fondent Black Sheep en 2015 et écrivent et interprètent le duo Iskio puis ils créent la pièce pour sept danseurs, Fact. Ils font partie du collectif FAIR(E) qui a pris la direction collégiale du Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne en janvier 2019.

 

Depuis Iskio (2015), nous cherchons à créer un vocabulaire et une gestuelle communs, nés de nos univers respectifs. Avec Earthbound nous voudrions retrouver du commun dans d’autres langages que les nôtres, en questionnant la porosité entre pratiques qui différent dans leurs vocabulaires mais partagent les mêmes énergies. La force de ces danses réside dans leur diversité et leur capacité à être vécues, questionnées, partagées par les énergies qu’elles transmettent. Les styles de danse que nous allons traiter sont avant tout des cultures, dont certaines peu connues. Celles-ci encouragent une spontanéité, un geste brut, un cri, une urgence de faire et d’être.

Elles valorisent dans le même temps le geste artistique autodidacte et une transmission de pair à pair. Elles créent des communautés et favorisent l’expression personnelle de ses membres, qui développent un véritable life style singulier. Elles sont cousines et évoluent dans des sphères parentes. Elles sont à l’origine liées à une musique indissociable des styles de leurs danses. Hip hop, house, électro, uk jazz, wacking, voguing, broken beat… Les onze interprètes d’Earthbound représentent une culture dans laquelle ils excellent par leur manière de danser. C’est leur façon de remplir leurs mouvements qui nous intéresse. Cet investissement physique se rapproche de celui de l’enfant qui joue et qui pense que sa vie dépend de ce jeu. C’est un espace hétérotopique dans lequel se retrouvent tous les interprètes qui fait dialoguer le commun et le singulier. L’instant T est inhérent à ces cultures, il consiste lors de la jam ou du cypher (cercle) à encourager en criant, en marquant la musique ou en reprenant certains guimiques du danseur au milieu du cercle ou dans l’expression de lui-même pendant la jam. Cette ambiance nourrit et influence l’énergie et la couleur du soliste. Un sous texte est créé par l’ensemble des interprètes mais un seul à la fois l’exprime par son matériel, sa technique, son énergie en créant une communion entre ceux qui l’entourent et ceux qui le traversent. Le freestyle ou improvisation est un réel ingrédient de composition dans notre processus.  On cherche à définir ses contours pour que les corps puissent être en liberté par la suite, favoriser la spontanéité pour l’expression de soi-même. Nous ne cessons de danser ensemble pour imprimer notre inconscient. Des instants de communion naissent alors d’un son, d’une énergie ou d’une temporalité.  En collaborant avec Ig culture, nous souhaitons pour cette pièce chercher des traductions gestuelles de la musique. En utilisant des techniques de danse mises au service de l’écoute, nous voulons créer des échos à la musique par le mouvement pour donner à lire le ressenti des corps.

La musique
Earthbound, premier titre de l’album signé Likwid Continual Space Motion (LCSM) aka Ig Culture, fait voyager dans un espace afro-futuriste, sessions de percussion, synthés et phrases de piano. Une esthétique musicale aux influences funk, soul et jazz, faisant référence à l’ouvrage de science-fiction La 12e planète de Zecharia Sitchin, qui expliquerait l’origine des grandes civilisations et le chaos du Monde. Pionnier du mouvement broken beat qui mélange jazz et électro, Ig Culture, est un musicien et producteur légendaire de la scène londonienne. Fondateur de plusieurs labels et collectifs, il fait collaborer sur Earthbound de nombreux artistes de sa ville. C’est au festival Summerdance Forever, plateforme de la scène hip-hop internationale, que les chorégraphes Johanna Faye et Saïdo Lehlouh rencontrent le musicien.
À l’image de sa démarche, ceux-ci imaginent une pièce de groupe avec une équipe d’interprètes emblématique et représentative de la diversité styles englobés sous le terme « hip hop » et « électro ». Ils invitent Ig à les rejoindre. Une première phase de laboratoire à Birmingham permet de mettre en évidence des procédés de composition communs. Les rôles entre musicien et chorégraphe s’interchangent. Si Saïdo Lehlouh cherche à définir les contours d’une composition, Johanna Faye s’intéresse aux états des corps et à brouiller la structure. Chaque danseur fouille dans son vocabulaire pour trouver le geste nécessaire. En travaillant sur la répétition, dans des états d’urgence et d’écoute, une musique émane de chaque corps.

Johanna Faye et Saïdo Lehlouh

Distribution en cours

PRODUCTION CCNRB Le Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, dirigé par le collectif FAIR-E, est une association subventionnée par le ministère de la Culture (Direction régionale des Affaires culturelles / Bretagne), la Ville de Rennes, le Conseil régional de Bretagne et le Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine
COPRODUCTIONS Summer Dance Forever, Théâtre de la Ville-Paris, La Villette, le Théâtre National de Bretagne, Théâtre de la Ville-Paris, La Villette – Paris, le Théâtre National de Bretagne, L’onde – Centre d’art, Summer Dance Forever, Espace 1789 (en cours)
AVEC LE SOUTIEN DE DanceXchange & Birmingham Hippodrome