GALA SAINT-SAËNS

Renaud Capuçon, Bertrand Chamayou
Les Siècles
François-Xavier Roth

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CENTENAIRES – SOLISTES – POÈMES SYMPHONIQUES

Un voyage dans l’oeuvre de Camille Saint-Saëns,
proposé par Les Siècles et François-Xavier Roth,
fervents défenseurs du compositeur romantique.
Une sérénade mélancolique et un rondo virtuose,
une havanaise toute en langueur,
une rapsodie d’Auvergne,
un concerto « Égyptien »,
des poèmes symphoniques d’inspiration mythologique,
un tube : La danse macabre (accueillie en 1875 par des sifflets).
Deux solistes prestigieux,
Renaud Capuçon au violon,
Bertrand Chamayou au piano,
pour un concert nomade et une soirée de Gala.


PROGRAMME
Camille Saint-Saëns
Introduction et Rondo Capriccioso op.28 pour violon et orchestre
Havanaise op.83 pour violon et orchestre
Rapsodie d’Auvergne pour piano et orchestre op.73
(1884)
Concerto pour piano n°5 op.103
(1896) [finale]
Le Timbre d’Argent
(1864) [Ballet : Valse]
Poème Symphonique – Le Rouet d’Omphale, op.31
Poème Symphonique – Phaéton, op.39
Poème Symphonique – Danse Macabre, op.40
Poème Symphonique – La Jeunesse d’Hercule, op.50

Interprétation sur instruments français du début du XXe siècle.
Avec le soutien du Palazzetto Bru Zane, Centre de musique romantique française, dans le cadre du 9e Festival Palazzetto Bru Zane Paris

 

Les Siècles s’entourent de deux grands solistes français, le violoniste Renaud Capuçon et le pianiste Bertrand Chamayou, pour un voyage dans l’œuvre plurielle du compositeur romantique, dont on fête en 2021 le centenaire de la mort.
Le tour d’horizon des œuvres du compositeur s’ouvre avec l’Introduction et Rondo Capriccioso, œuvre de jeunesse et l’une des œuvres les plus célèbres de Camille Saint-Saëns. Elle fait partie des quelques œuvres dont la composition est liée au talent du violoniste Pablo de Sarasate. Rencontrant du succès dans les salles parisiennes, le musicien vint demander des pièces aux meilleurs compositeurs français de l’époque. Parmi eux, Saint-Saëns, qui lui dédia cette œuvre. Celle-ci se présente en deux mouvements : une introduction, en forme de sérénade mélancolique, avant une partie principale, rondo, énergique et virtuose.

Le voyage se poursuit par La Havanaise, d’une vingtaine d’années postérieure. Composée en 1887, elle obtint aussitôt le succès. Dans la forme du rondo, sur un thème langoureux et charmeur de habanera, elle met en scène un violon virtuose.  Le tour du monde emmène l’auditeur en Auvergne avec la Rhapsodie d’Auvergne est une pièce rarement donnée aujourd’hui, utilisant un thème populaire français.
Le Concerto n°5 lui fait suite. Connu sous l’appellation d’ Egyptien , il fut écrit pour partie lors d’un séjour à Louxor et renferme des pages d’inspiration arabisante. Le finale, éminemment virtuose, fait entendre deux thèmes assortis de nombreuses variantes pianistiques. Effervescence et orchestration surprenante de finesse laissent place à une coda qu’Alfred Cortot qualifia de « tourbillon d’octaves crépitantes ».
Les quatre poèmes symphoniques que Saint-Saëns a composés évoquent la Grèce et l’Asie mineure antiques d’inspiration mythologiques.
En tête de la partition du Rouet d’Omphale, Saint-Saëns inscrivit « Le sujet est la lutte triomphante de la faiblesse contre la force ». Flûte et clarinette présentent le mouvement perpétuel du rouet, repris par les violons, véritable point saillant de la pièce. Phaéton, le deuxième poème symphonique, n’est pas sans analogies avec le premier : même thème de l’échec du héros, même ostinato d’un motif rythmique suscitant une explosion à laquelle succèdera le calme.
La Danse macabre fut accueillie en 1875 par des sifflets. Aujourd’hui œuvre majeure du répertoire du compositeur, elle s’ouvre sur douze coups de minuit sur un ré à la harpe.
Un thème dansant fait suite à un second thème, sorte de valse lente et mélancolique.
Enfin, La Jeunesse d’Hercule, le dernier poème symphonique de Saint-Saëns, fut écrit en 1876 et dédié à Henri Duparc. Suggérant l’opposition du plaisir et de la vertu, deux thèmes musicaux s’affrontent : Hercule a choisi la vertu et, au terme de ses « travaux », trouve à la fois la mort et l’immortalité.