LE GRAND SAUT

LES FRÈRES PABLOF
Dans le cadre du Festival Eldorado #5

©Raoul Pourcelle

FAMILLE – COCON – PARTIR

Être sur le point de quitter sa maison, son quartier, sa famille,
son pays, ses amours, les gens qui nous sont familiers,
rompre un attachement.
Le grand saut est une conversation entre ceux qui se souviennent,
et ceux plus jeunes, qui sont au bord du nid.
Les frères Pablof interrogent des adultes et des adolescents,
sur ce seuil entre l’exploration et l’attachement,
enquêtent sur leur propre histoire familiale
et invitent chacun à partager ce qui l’occupe.

Descendants d’une famille d’aristocrates russes désargentés et exilés, Raoul et Stéphane Pablof, en quête d’eux-mêmes, s’inventent une famille et interrogent des quidams (vous, nous) sur leur identité. Ils explorent une relation entre le documentaire et le théâtre de marionnette et questionnent leurs contemporains pour se reconnaître dans leurs récits. Depuis 2013, ils ont rejoint le collectif d’artistes 16 rue de Plaisance. Ma place à table a été accueilli au Théâtre de Lorient lors de la deuxième édition du Festival Eldorado.

 

Nous ne connaissons pas notre père, il ne s’est jamais installé. Il a toujours vécu entre deux vies, sur le pas des portes. Il ne s’est jamais attaché. Nous voudrions voyager sur les traces de ce père qui, enfant d’exilés russes francophones, marié avec une Portugaise, a vécu à Mirepoix, traversé l’Atlantique pour le Québec et s’est installé au Brésil. A moins qu’il n’ait rencontré une brésilienne à Paris et qu’après avoir vécu à Mirepoix, Lisbonne et Rio de Janeiro, il se soit installé à Montréal. Alors pour mieux le comprendre nous interrogeons cette idée du seuil, ce moment où l’on va quitter la table, effectuer le grand saut. Se séparer de l’enfance, c’est souvent prendre de la gîte entre amour et haine, fantasme de meurtre et nostalgie de la fusion. Alors, cet intense débat pour la conquête de l’autonomie trouve son théâtre au sein de la famille. Adolescent (et cette époque floue peut durer longtemps), nous sommes à la veille du grand saut, au bord de quitter la famille, de rompre un attachement qu’on ne comprend pas bien.

« Le grand saut, c’est aussi être sur le point de quitter sa maison, quitter son pays, son quartier, ses amours, des paysages, des lieux, des gens qui nous sont familiers. On peut se trouver sur le seuil pour tout un tas de raisons : entrer à l’hôpital, sortir de prison, déménager, chercher un travail loin de chez soi, ne pas oser rentrer chez soi, s’affranchir du giron familial, s’exiler et n’être pas tout à fait arrivé, tomber amoureux, s’enticher d’une nouvelle maison et bien d’autres encore. » Le grand saut, c’est être au bout du plongeoir !

C’est en questionnant plus précisément des adolescents, des adolescents, des jeunes adultes et des pas tout à fait grands que nous souhaitons interroger ce moment on l’on s’apprête à tout quitter. Une façon pour nous de voyager dans les pas de notre père.

 

ÉCRITURE ET INTERPRÉTATION Raoul Pablof et Stéphane Pablof
INTERPRÉTATION Alice Millet
DRAMATURGIE Christophe Piret
MISE EN SCÈNE Jean-Louis Ouvrard
ADMINISTRATION Céline Bouteloup
PRODUCTION ET DIFFUSION Hélène Martin

PRODUCTION Association 16 rue de Plaisance
COPRODUCTION Association Filentrope, Mirepoix / Théâtre de Lorient, Centre dramatique national / Ville de Lorient /  Théâtre Boris Vian, Couëron / MJC Le Grand Cordel, Rennes / Le Sabot d’or, Saint-Gilles
ACCUEIL EN RÉSIDENCE Lycée Joliot Curie, Rennes / Au bout du plongeoir, Thorigné-Fouillard / Sauvegarde 56 (L’ULM, Le SAJ, la PREV), Lorient / Agora service, Lorient / MLDS, Lorient / CPEA de  Guichen / Maison de Quartier Bois du Château, Lorient / Le Maquis, Brest
AVEC LE SOUTIEN DU Ministère de culture et de la communication, DRAC Bretagne
Spectacle soutenu par l’Adami

L’association 16 rue de Plaisance est soutenue par la Ville de Rennes, Rennes Métropole / Le département d’Ille-et-Vilaine / La Région Bretagne