Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon

L’Avantage du doute

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Une reprise pour un revival. Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon, la première création du collectif L’Avantage du doute, interroge l’héritage de mai 68.

Vous en connaissez déjà ou en connaîtrez bientôt certains membres participant également au collectif les Possédés. L’Avantage du doute s’est constitué à l’issue d’un stage avec la fameuse compagnie du Tg STAN. Les comédiens ont alors décidé de reprendre à leur compte certains principes de travail à leurs modèles flamands : pas de metteur en scène, une création collective au plateau, une manière de faire du théâtre qui privilégie le rapport au public et le présent, la spontanéité, le vivant. Pour cette pièce créée il y a six ans, la petite bande de « jeunes » s’interrogeait avec « le doyen » Simon Bakhouche sur ce qui subsiste de mai 68 aujourd’hui. L’utopie, l’engagement, les formes de combat, les responsabilités générationnelles se mettent en discussions et en disputes dans un joyeux bazar théâtral. Six ans avant, L’Avantage du doute faisait déjà passer la nuit debout…

De  Simon Bakhouche, Mélanie Bestel, Judith Davis, Claire Dumas et Nadir Legrand

Avec Simon Bakhouche, Emilie Caen, Judith Davis, Claire Dumas et Nadir Legrand

Écriture, mise en scène et dramaturgie L’Avantage du doute ; lumière et régie Wilfried Gourdin

Production L’Avantage du doute
Coproduction Le Bateau Feu,  Scène nationale de Dunkerque ; La Comédie de Béthune, Centre dramatique national du Nord-Pas-de-Calais. Avec le concours de Culture Commune. Avec le soutien de La Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne-la-Vallée. Réalisé avec la complicité du Théâtre de la Bastille.

Studio-ciné

Le Théâtre de Lorient reconduit son studio-ciné en partenariat avec l’association J’ai vu un documentaire avec la projection de documentaires accompagnant les spectacles de la saison.

4 € pour les abonnés / 5 € pour les non-abonnés

Réservation conseillée à billetterie@theatredelorient.fr ou 02 97 02 22 70

 

Entre 1967 et 1974, des ouvriers de Besançon et de Sochaux, formés au cinéma par une poignée de cinéastes militants comme Chris Marker, Joris Ivens ou Jean-Luc Godard, choisissent de s’associer librement sous le nom de groupes Medvedkine et de consacrer du temps, de l’énergie et de la réflexion à faire des films ensemble, à décrire les conditions de vie des ouvriers et leurs revendications. Deux films du groupe Medvedkine de Besançon sont programmés.

> A bientôt j’espère de Chris Marker et Mario Marret (1967-68) – 44 min

Dans ce film sur la grève de la Rhodiaceta (Rhônes-Poulenc), les ouvriers se livrent, peut-être pour la première fois, devant la caméra. Leurs revendications portent, non pas sur les salaires, mais plus généralement sur leur qualité de vie, et surtout sur l’accès à une culture qui jusqu’ici leur paraissait impossible. Des paroles qui annoncent mai 68.

> La Charnière (son seul, 1968) – 12 min 20

Cet enregistrement sonore restitue la réaction à chaud des ouvriers lors de la projection d’A bientôt j’espère.

 

> Un grand soir / Judith Davis – 12 min (2016)
Simon n’a pas vu ses vieux amis depuis très longtemps. Il les raccompagne à la porte après son dîner  d’anniversaire. Claire, elle, n’est pas encore partie. L’occasion de fumer une dernière cigarette et d’évoquer
les vieux souvenirs. Mais Claire a trente ans de moins que Simon… Ce soir-là, le passé est venu faire ses adieux, pour que Simon puisse enfin tourner la page.
Studio – dim 5 fév > 17h