WITCH NOISES

LATIFA LAÂBISSI

©Nadia Lauro

C’est par le mouvement que l’homme voudrait appartenir au monde.
Henri Michaux

De La danse de la sorcière (1914), saisissante performance de Mary Wigman, pionnière d’une danse libre qui s’affranchira des codes du classique, il ne reste que quelques photos et un film d’une minute trente. C’est le premier solo composé et interprété par une femme et c’est une danse de possession qui allie statuaire et transe, une danse abrupte et dérangeante.

La danseuse et chorégraphe Latifa Laâbissi, accompagnée d’un percussionniste, propose une relecture radicale de cette oeuvre. Le solo est dansé une première fois avec une extrême lenteur, puis suivra une seconde version : la reconstruction du solo original, réalisée sur la base d’archives, de textes, de photographies inédites, et transmise à Latifa Laâbissi par Mary Anne Santos Newhall chorégraphe, danseuse et historienne américaine. « Pour être hanté, nul besoin de chambre, nul besoin de maison…», écrivait Emily Dickinson. C’est ici le corps de Latifa Laâbissi qui semble hanté et le spectateur se trouve absorbé dans l’observation d’une intense présence disponible au monde.

Danseuse et chorégraphe, Latifa Laâbissi débute la danse contemporaine en France avant de poursuivre sa formation au studio Cunningham à New York. Elle collabore avec Jean-Claude Gallotta, Thierry Baë, Georges Appaix, Loïc Touzé, Jennifer Lacez, Boris Charmatz. Elle crée Self portrait camouflage en 2006, Écran somnambule et La part du rite en 2012, Adieu et merci en 2013 et plus récemment la performance Consul et Meshie qu’elle interprète avec Antonia Baehr. Son prochain spectacle White Dog verra le jour en juillet 2019 au Festival de Marseille. Depuis 2011, Latifa Laâbissi assure la direction artistique du festival Extension Sauvage à Combourg. En 2016, une monographie sur l’ensemble de son travail est parue aux éditions Les Laboratoires d’Aubervilliers et Les presses du réel.

CHORÉGRAPHIE ET PERFORMANCE LATIFA LAÂBISSI
FIGURES NADIA LAURO
LUMIÈRES YVES GODIN
PERCUSSIONS COOKIE
SON OLIVIER RENOUF

PRODUCTION Figure Project
COPRODUCTION Kunstenfestivaldesarts, Charleroi danse, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie- Bruxelles / VIADANSE, Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort / La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc / CND, Centre national de la danse Pantin / CCN2, Centre chorégraphique national de Grenoble / Le Triangle, scène conventionnée danse, Rennes / ICI – Centre chorégraphique national Montpellier – Occitanie / Pyrénées-Méditerranée
DIRECTION TECHNIQUE Ludovic Rivière
PRÊT DE STUDIO Musée de la danse, Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne / La Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolab. Figure Project est une compagnie à rayonnement national et international – CERNI, avec le soutien du Ministère de la Culture – DRAC Bretagne. Elle est soutenue par le Conseil Régional de Bretagne, le Département d’Ille-et-Vilaine et la Ville de Rennes.

© Nadia Lauro