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  • Huit heures ne font pas un jour
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Huit heures ne font pas un jour

Rainer Werner Fassbinder
Julie Deliquet

Avec Lina Alsayed, Julie André, Éric Charon, Évelyne Didi, Christian Drillaud, Olivier Faliez, Ambre Febvre, Zakariya Gouram, Brahim Koutari, Agnès Ramy, David Seigneur, Mikaël Treguer, Hélène Viviès

Théâtre

Jeudi 1er
et vendredi 2 décembre
Grand théâtre — 19h
3h15
Réservez
Des lendemains qui chantent

Après Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman et Un conte de Noël d’Arnaud Desplechin, Julie Deliquet adapte Huit heures ne font pas un jour, la mini-série de cinq épisodes réalisée par Rainer Werner Fassbinder et diffusée à la télévision allemande en 1972.

Cette fresque prolétaire décrit le quotidien d’une famille allemande, les Krügger-Epp, impliquée dans les luttes sociales de son époque : défense ouvrière, émancipation féminine, dignité du troisième âge, droit des enfants. Huit heures ne font pas un jour est une aventure scénique portée avec brio par treize acteur·rice·s, une comédie sociale où chacun partage l’espoir d’une société heureuse, plus juste et plus solidaire, une œuvre militante et romanesque au cœur de laquelle l'union fait la force, un spectacle qui donne du courage.

LA RENCONTRE DE MARION ET JOCHEN, ÉPISODE 1
(Distributeurs de la gare centrale. Marion s’acharne sur un distributeur) Marion : C’est vrai. Vous avez dit « hé ». Et pourquoi vous avez dit « hé »?
Jochen : Eh bien parce que vous êtes en train de bousiller le distributeur.
Marion : Non, je suis pas en train de bousiller le distributeur, je veux juste récupérer
ce que j’ai investi, à savoir pour deux marks de cornichons aigres-doux.
Jochen : Bon, ce n’est pas parce qu’on est enceinte qu’il faut démolir tout ce qui se met en travers
de son chemin.
Marion : Enceinte ? J’ai bien entendu ? Vous avez dit enceinte ?
Jochen : Oui, enceinte.
Marion : Donc c’est vrai !
Jochen : Oui, quelle femme tape comme
une hystérique contre un distributeur automatique de cornichons aigres-doux à neuf heures
et demi du soir si elle n’est pas enceinte ? Marion : Je ne suis ni enceinte ni hystérique. Je ne suis même pas mariée.
Jochen : Non ?
Marion : Et je n’ai pas non plus...
Et puis de toute façon ça ne vous regarde pas. Enceinte, c’est bien les hommes, ça, baratiner des femmes, la nuit, l’air de rien.
Jochen : Eh bien, si vous n’êtes ni hystérique, ni mariée, ni enceinte,
vous pouvez m’accompagner à l’anniversaire de ma grand-mère.
— Extrait de Huit heures ne font pas un jour


Après des études de cinéma et à l’issue de sa formation au Conservatoire de Montpellier puis à l’École du Studio-Théâtre d’Asnières, Julie Deliquet poursuit sa formation à l’École Internationale Jacques Lecoq.
 Elle crée le Collectif In Vitro en 2009 et présente Derniers Remords avant l’oubli de Jean-Luc Lagarce (2e volet du triptyque « Des années 70 
à nos jours… ») dans le cadre du concours Jeunes metteurs en scène du Théâtre 13, elle y reçoit le prix du public. 

En 2011, elle crée La Noce de Bertolt Brecht (1er volet du triptyque) au théâtre de Vanves puis au Centquatre-Paris dans le cadre du festival Impatience, puis en 2013, Nous sommes seuls maintenant, création collective et 3e volet du triptyque. Le triptyque est repris en version intégrale au Théâtre de la Ville et au Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint Denis dans le cadre du festival d’Automne 2014.
En 2015, elle met en scène Gabriel(le), pour le projet «Adolescence et territoire(s)» à l’initiative de l’Odéon – Théâtre de l’Europe, et crée Catherine et Christian (fin de partie), épilogue du triptyque, au Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis dans le cadre du festival d’Automne 2015.


En septembre 2016, elle met en scène Vania d’après Oncle Vania d’Anton Tchekhov à la Comédie-Française. Elle crée Mélancolie(s) en octobre 2017 d’après Les Trois Sœurs et Ivanov d’Anton Tchekhov au CDN de Lorient et repris au Théâtre de la Bastille.



En 2018-2019, Julie Deliquet crée Fanny et Alexandre à la Comédie-Française, réalise un court-métrage, Violetta, dans le cadre de 3e scène de l’Opéra de Paris et crée Un conte de Noël à l’automne 2019 à la Comédie de Saint-Étienne-CDN. Le spectacle sera repris à l’Odéon-Ateliers Berthier dans le cadre du festival d’Automne 2019.


Julie Deliquet est marraine de la promotion 29 de l’école de la Comédie de Saint-Étienne et crée avec les élèves une écriture de plateau : Le ciel bascule en juin 2020.
Julie Deliquet est nommée à la direction du Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis en mars 2020.

En septembre 2021, elle signe sa première création pour le TGP en tant que directrice avec l’adaptation de Huit heures ne font pas un jour de Rainer Werner Fassbinder et, en juillet 2022, elle mettra en scène, avec Lorraine de Sagazan, Fille(s) de de Leïla Anis.


En juin 2022, elle créera avec la Troupe de la Comédie-Française le spectacle Jean-Baptiste, Madeleine, Armande et les autres… d’après Molière.

Téléchargez la feuille de salle

Production Théâtre Gérard Philipe – Centre dramatique national de Saint-Denis
Coproduction : La Comédie – Centre dramatique national de Reims, TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, La Coursive – Scène nationale de la Rochelle, Théâtre Joliette – Scène conventionnée de Marseille
Avec le soutien de L’École de la Comédie de Saint-Étienne / DIESE #Auvergne-Rhône-Alpes
Les œuvres de Rainer Werner Fassbinder sont représentées par L’Arche – Agence théâtrale.
Les œuvres de Rainer Werner Fassbinder sont représentées par L’ARCHE – agence théâtrale. L’intégralité des huit épisodes de l’œuvre Huit heures ne font pas un jour est publiée par L’ARCHE Éditeur, www.arche-editeur.com © L’Arche, 2021.